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Wijnknoeier gestraft

In Frankrijk is weer eens een wijnknoeier gegrepen. Hij zit in de Barsac (Gironde) en deed een antibioticum bij de wijn. Wellicht was dat al het ingebouwde geneesmiddel tegen hoofdpijnwijn. Hoe het ook zij: hoofdpijn heeft de wijnboer er in ieder geval zelf aan overgehouden. Reputatie beschadigd, fikse boete en boze buren die hem niet meer aankijken .’Ik heb een fout gemaakt’, gaf hij openlijk toe. Lees wat de Franse collega’s optekenden:



“Le tribunal correctionnel de Bordeaux vient de condamner un viticulteur de Barsac (Gironde) qui avait utilisé la natamycine, un antibiotique fongicide dans ses cuves de liquoreux. Le produit, interdit pour les vins, est autorisé dans le traitement en surface de certains fromages…

« J’ai fait une erreur. J’aurai dû prendre conseil auprès de l’œnologue » : mea culpa de Nicolas Turtaut, joint au téléphone, ce 6 janvier. Ce viticulteur de Barsac a introduit de la natamycine, un antibiotique fongicide, dans ses cuves. Le produit est interdit dans le vin.

Hier, le 5 janvier, la quatrième chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné Nicolas Turtaut à deux mois de prison avec sursis, 25 000 € d’amende, à la confiscation de 551 hectolitres de vin d’appellation Barsac et de 8 hectolitres de vin d’appellation Cérons. Le tout pour une valeur de 300 000 €. Des traces ayant été décelées après analyses.

C’est au printemps 2010, lors d’un contrôle de la répression des fraudes, que les inspecteurs découvrent des factures portant notamment sur l’achat de natamycine, entre 2007 et 2009.

Nicolas Turtaut clame sa bonne foi. « J’ignorais totalement que c’était un antibiotique et qu’il était interdit pour le vin. J’ai acheté ce produit pour l‘utiliser en tant que conservateur. Cela me permettait de me passer de l’ajout de soufre qui demande de l’attention et du travail. Aujourd’hui, il faut être producteur, commercial et comptable. On doit être partout à la fois et tout connaître. On n’a plus le temps », confesse-t-il.

Et d’expliquer que c’est son père qui a découvert un site internet espagnol qui affichait de belles photos liées au vin, lequel vantait les mérites de la natamycine, « un très bon conservateur ».

Nicolas Turtaut qui produit 400 hl par an, qu’il écoule au négoce, évoque, comme pour atténuer sa responsabilité, la contre-expertise réalisée en juillet dernier menée par un expert nommé par le tribunal : « L’expertise n’a pas permis de qualifier s’il y avait le produit ou pas. »

De même, il répète que la natamycine est utilisée dans le processus de fabrication de certains et charcuteries. « Vous en mangez tous les jours », lâche-t-il.

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