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Wijnboeren: vrije aanplant

 

In het Franse departement Ile de France zijn de Vignerons franciliens in verzet gekomen tegen de conservatieve houding van de staat. Die geeft nog steeds geen toestemming tot vrije aanplant in gebieden die er in feite klaar voor zijn. De wijnboeren daar hebben 20 hectare aanplantrijp liggen en hebben ook niet te klagen over afzetmarkten. Waar wacht de staat dan nog op? Wil die ‘roomser’ zijn dan de Europese Unie? De Franse collega’s melden:

 

L’Île-de-France veut des droits de plantation

 

« Quand on voit ce que font nos voisins anglais et belges, nous ne comprenons pas la politique malthusienne de la France à l’égard de la plantation de vignes nouvelles, proteste Patrice Bersac, président des Vignerons franciliens réunis. Nous voulons des droits de plantation pour des personnes qui ont un réel potentiel viticole et commercial, comme c’est prévu par la réglementation européenne. La politique française est anachronique et insupportable. »

 

Patrice Bersac (à droite), président des Vignerons franciliens réunis, lors d’une séance pédagogique pour des adultes dans la vigne du parc départemental du Sausset, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), qui produit un vin blanc sec de chardonnay et un vin rouge de pinot noir. © A. GUIET

 

Patrice Bersac (à droite), président des Vignerons franciliens réunis, lors d’une séance pédagogique pour des adultes dans la vigne du parc départemental du Sausset, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), qui produit un vin blanc sec de chardonnay et un vin rouge de pinot noir. © A. GUIET

 

Patrice Bersac affirme avoir trois dossiers d’agriculteurs prêts à planter 20 ha de vignes dès la campagne viticole prochaine. Ces agriculteurs ont des coteaux bien exposés et des marchés.

 

« L’un de ces agriculteurs a été sollicité par un grand chef qui lui a dit : "Si tu me proposes un vin, on le met à notre carte et on le vend", poursuit Patrice Bersac. Il y a un marché de niche pour des produits d’Île-de-France, originaux, authentiques et de proximité. »

 

Preuve de cette attente : 622 consommateurs, cavistes, cafetiers et restaurateurs ont signé la pétition lancée en septembre 2009 par les Vignerons franciliens réunis, qui réclame le droit « de consommer des vins authentiquement franciliens ».

 

L’agriculteur le plus entreprenant aurait déjà contacté FranceAgriMer et se serait vu expliquer que la seule possibilité pour lui était d’acheter des vignes, de les arracher, puis d’utiliser les droits de plantation pour créer son vignoble.

 

« C’est complètement aberrant et antiéconomique, proteste Patrice Bersac. Nous avons calculé que pour planter 5 ha cela occasionnerait un surcoût de 175 000 euros. » Mais c’est la conséquence de l’interdiction de planter des vignes nouvelles dans les zones sans indication géographique.

 

Outre les trois agriculteurs prêts à planter, une dizaine d’autres sont tentés de se lancer. Au total, les demandes et projets portent sur 50 ha. La région Île-de-France les soutient.

 

Jean-Paul Huchon, son président, « m’a sollicité pour travailler sur la renaissance d’une viticulture professionnelle dans la région », affirme Patrice Bersac, d’autant plus convaincu de son bon droit que depuis dix ans les vignerons amateurs d’Île-de-France ont prouvé que leur région pouvait « produire de très bons vins ».

 

« Dans le nord de la France, il y a d’autres projet de création de vignobles professionnels. Nous ne sommes pas là pour bouleverser le marché, ajoute encore Patrice Bersac. Mais si nous n’obtenons pas une ouverture par une bonne intelligence de notre demande, cela se fera par une action en justice. »

 

Les Vignerons franciliens réunis représentent 200 vignes patrimoniales (dont la production ne peut pas être vendue) et un vignoble « professionnel », celui de Suresnes (Hauts-de-Seine), soit au total une douzaine d’hectares.

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